Pourquoi Tesla envisage de concurrencer les applis de VTC ?

Dans les grandes métropoles du monde, la circulation est généralement dense surtout aux heures de pointe. Après le taxi traditionnel, c’est la VTC, voiture de transport avec chauffeur qui a fait son apparition sans que pour autant le souci avec la densité du trafic urbain ne soit définitivement réglé. Soit, depuis une dizaine d’années, une trouvaille fait le bonheur de nombre d’usagers : le taxi-moto. Véritable aubaine pour les rendez-vous d’affaires, il connaîtra certainement une mue avec l’avènement des robots-taxis de la firme Tesla.

De l’opportunité des taxis autonomes Tesla : que dire ?

L’annonce a fait grand bruit le lundi 22 avril dernier d’autant plus qu’elle est venue de la bouche du PDG du groupe. Lors de la présentation du projet, celui-ci a concédé que l’intention de Tesla était bien de concurrencer les services de réservation de taxi ou de VTC en ligne.

En effet, à partir de 2020, le constructeur américain mettra sur le marché une plateforme de réservation de voitures autonomes. A l’instar d’un amateur de taxi-moto qui a pour habitude de réserver un taxi-moto, ici, le robot-taxi Tesla se rendra lui-même au point de rendez-vous sans chauffeur à son bord.

Quelles seront les implications de cette innovation ?

L’attrait phare de cette trouvaille est d’abord économique. Comparativement aux courses en VTC, les courses en robot-taxi reviendront bien moins chères au consommateur. De sources concordantes, le tarif classique compris entre 1,80 euro et 2,70 euros tous les 1,6km devrait baisser jusqu’à 18 centimes par mille. L’on se retrouverait le cas échéant dans les mêmes fourchettes que l’emprunt d’un taxi-moto. Par ailleurs, ce nouveau système de transport permettra à ceux qui sont détenteurs de voitures Tesla d’inscrire leur véhicule sur la plateforme et d’en tirer d’énormes profits.

Qu’en sera-t-il de la composition technique du véhicule ?

Pour rendre effective l’idée de conduite complètement autonome, ces robots-taxis seront équipés  d’un ordinateur de bord appelé Autopilot Hardware 3.0. Il sera associé à une plate-forme matérielle composée de puces d’intelligence artificielle appelées FSD Computer (plus de détails à ce sujet sur Gataka). Les prévisions parlent de l’année prochaine pour la mise en service de l’application dont les propriétés seront semblables à celles de réservation de taxi-moto mais, les voitures dites autonomes dont le coût est estimé à 25 000 dollars ne seront une réalité poignante qu’en 2022.

Que dire des contraintes liées à l’innovation ?

Avant la mise en circulation de ces moyens de transport novateurs, la firme américaine se heurte encore à un certain nombre d’obstacles juridiques et techniques. En effet, il lui faudra avant 2020 obtenir des régulateurs du secteur de l’automobile les autorisations requises. Toutefois, pour les responsables de la marque, certains états ou villes des États-Unis où le taxi-moto, (l’autre alternative pertinente aux VTC) est utilisé pourront profiter du taxi-robot dès l’année prochaine.

Quant aux contingences techniques, elles sont principalement liées à l’aptitude ‘’véritablement autonome’’ de l’engin. L’innovation qu’entend induire Tesla est de deux ordres : des voitures de catégorie 4 et celles de catégorie 5. Les premières se conduisent seules avec un conducteur à l’intérieur pour parer d’éventuelles déconvenues et les secondes n’admettent ni volant, ni conducteur. Pour l’heure, on est encore loin de cette aspiration, même s’il est certain que l’effectivité du projet de taxi autonome pourrait réduire la demande au niveau du VTC et du taxi-moto.

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